J’ai remplacé les annuités par des charges sociales

L’ambiance est très chaleureuse entre les différents acteurs, l’intervention du salarié de Partag’emploi est très appréciée par les éleveurs. De gauche à droite : Jean-Yves Cam, Romain Monot, Patrice Tranvoiz et Tanguy Héré.

Recourir au service de Partag’emploi permet de soulager la charge de travail, sans avoir à gérer les volets administratifs. Rencontre avec deux éleveurs qui se partagent les services d’un salarié.

Embaucher un salarié peut s’avérer compliqué sur certaines exploitations : coût financier, réglementation, relation humaine… peuvent être des freins à l’embauche. La solution d’emploi partagé peut devenir une solution durable pour l’employeur, qui est épaulé quelques jours par semaine sur son exploitation.

« La charge de travail devenait trop lourde »

Jean-Yves Cam, producteur de lait sur Ploudiry, était auparavant installé en Gaec. Suite au départ en retraite des associés, « la charge de travail devenait trop lourde. Je me suis alors tourné vers Finistère Remplacement pour répondre à mon besoin de main-d’œuvre », témoigne-t-il. La solution n’est que provisoire, car l’éleveur choisit rapidement de passer par les services de Partag’emploi, « pour gagner en sérénité ».

Romain Monot intervient alors deux jours par semaine, car il ventile son temps de travail entre trois exploitations. Dès lors, c’est une bouffée d’oxygène pour l’éleveur. « Je n’ai pas à m’occuper des bulletins de salaire, tout est confié à Partag’emploi. Ce salarié paille 2 fois par semaine les logettes, gère la traite du soir, m’aide à remettre en état le matériel. Les rendez-vous avec le comptable sont pris le jour de sa présence ». Pour autant, pas question pour Jean-Yves Cam de déléguer uniquement les tâches ingrates ou répétitives. « Le salarié fait de tout, comme le chef d’exploitation »

Mieux, la venue de Romain Monot a coïncidé avec différents investissements, qui n’auraient sans doute pas été effectués sans sa présence : un chien électrique pour pouvoir traire seul, une pailleuse, un Dac. Depuis, Romain Monot intervient trois jours par semaine, et est partagé non plus sur trois mais sur deux exploitations. « Il n’y a pas de routine, les façons de travailler sont différentes d’une exploitation à l’autre », explique le jeune remplaçant, embauché en CDI après sa licence en management des organisations agricoles.

Se mettre à la place du salarié

À la tête d’un élevage de porc à l’engraissement et produisant également 280 000 L de lait, Patrice Tranvoiz a souhaité investir dans cette main-d’œuvre partagée sans mettre en péril son exploitation. « J’ai remplacé les annuités par des charges sociales. C’est un luxe, mais c’est l’orientation que je souhaitais donner à la ferme, pour me soulager moi-même », explique-t-il. « Je suis tombé tout de suite sur la bonne personne. Je garde le côté élevage, je peux déléguer à Romain tous les travaux des champs. Il est polyvalent, peut aussi bien effectuer les semis, mais aussi bricoler, comme le bardage que nous avons refait sur un bâtiment ».


Source : Paysan Breton – J’ai remplacé les annuités par des charges sociales